• Chapitre 1
    "Le jour J !!!"



    ...arrivée sur la ville de Québec...


     

     "Deux frères réunis par une même passion, celle des grands espaces, de ces forêts vierges de tout passage… de ce froid garant de la plus grande solitude… celui qui vous glace le sang et vous rougi la peau.<o:p></o:p>

      Nous y voici, ce jour fatidique et tant attendu, celui qui consacre la réalisation de notre rêve… un rêve qui il y a quelques mois encore nous était totalement inaccessible … ce jour là est arrivé car le moment de notre départ est venu.<o:p></o:p>

      Ce vingt février 2008, nous nous envolons pour le Québec, cette terre envoutante et fascinante.<o:p></o:p>

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      Passée l’excitation de notre départ, nous voilà face à la dure réalité, celle qui nous contraint à passer de longues heures en avion, dans cet espace fort exigu et relativement inconfortable. La compagnie aurait elle négligé les personnes de grande taille ? Il nous faut pourtant nous résoudre à caser nos mètres quatre vingt dix respectifs dans ce quatre vingt centimètres carrés et c’est avec les jambes de travers et la joue collée  sur le hublot que nous bouclons notre ceinture pour le décollage.<o:p></o:p>

      Lorsque l’airbus quitte le tarmac de l’aéroport, l’émotion m’envahi. Une ligne droite… une longue ligne droite et nous mettrons pied sur notre terre promise.<o:p></o:p>

      La comparaison s’arrête là…. Moïse n’aurait certainement pas traversé l’océan pour mener son peuple sur cette terre de neige et de glace… confrontant femmes et enfants aux -30 degrés de ce mois de février. Mais là je m’égard un peu… sans doute l’émotion…. A moins que cela ne soit l’effet indésirable de la gravité qui embrume mon esprit.<o:p></o:p>

      Lorsque nous parvenons à <st1:metricconverter productid="10 000 m">10 000 m</st1:metricconverter> d’altitude, ma principale occupation qui consistait à contempler le paysage, ces jolis nuages que nous traversons à la vitesse vertigineuse de 500 puis <st1:metricconverter productid="800 km/h">800 km/h</st1:metricconverter> , devient lassante. Ciel bleu, soleil et nuages riment avec monotonie. La France que nous quittons, l’océan Atlantique que nous traversons… il nous est maintenant impossible de les distinguer… un bout d’aile, une mer de nuages, voilà tout.<o:p></o:p>

      Une pensée me traverse l’esprit : si c‘est à cela que doit ressembler le paradis, alors moi, je vous le dis, les petits anges, coincés tout la haut, ils  doivent « sacrément » se faire chier. Je suis du genre à garder les pieds sur terre et mon petit coin de paradis je l’imagine tout autrement. Une vaste forêt enneigée et un petit cabanon chauffé au bois, éclairé à la bougie… en guise de voisinage, une meute de loups fera l’affaire. Je vous l’accorde, cela limite un peu la discussion mais vous reconnaitrez que cela diminue également les risques de conflit d’intérêt pour une vulgaire place de parking. <o:p></o:p>

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      Est-ce le fruit de mon impatience ou le temps s’écoule t  il lentement ? Interminable traversée…. Mais suis-je vraiment en position de  me plaindre ? Non… soyons sérieux… le petit veinard que je suis s’envole pour vingt jours d’inoubliables vacances …<o:p></o:p>

      Sur les écrans, un film poignant qui marque le retour de ce bon vieux Jackie Chan au cinéma. Un avantage de  taille pour tous ceux et toutes celles qui n’auraient pas la moindre envie de dépenser deux euros pour une paire d’écouteurs…. Ceux là peuvent se rassurer car ce genre de film peut tout à fait se passer de dialogues… peut être même y gagne t-il en intérêt. <o:p></o:p>

      Vingt rangées de sièges me séparent de Mathieu et il me faut supporter une mère de famille passablement ennuyante qui, située derrière moi avec sa fille, manifeste avec véhémence et grands cris son inquiétude face aux petites turbulences d’altitude.<o:p></o:p>

      Mais la proximité à aussi ses avantages et passées cinq ou six heures de vol, c’est avec un certain naturel et facilité que la conversation s’engage avec les plus proches voisins de rangée. Et lorsque le voisin en question s’avère être une charmante voisine, aux cheveux blond vénitien et aux jolies yeux bleu vert, l’échange de banalités est tout à fait plaisant, plus distrayant que la projection télé. En un sens, moi aussi si je puis dire, j’ai toujours préféré aux voisins mes voisines.<o:p></o:p>

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      Je me frotte un instant les yeux mais non… je ne rêve pas… là-dessous, des milliers de mètres plus bas, l’océan se couvre de sa plus belle robe blanche et se fige en glace. Stupéfiant pour le petit provincial que je suis. Jamais il ne m’avait été donné la chance d’assister à pareil spectacle. Un petit coup d’œil sur le grand écran et voilà que mon hypothèse se confirme. L’Amérique de Nord nous ouvre ses portes. L’île de Terre Neuve et ses lac glacés et à nos pieds. Quatre ou Cinq cent ans auparavant, les pêcheurs Basques, marins hardis, naviguaient déjà sur ces mers et foulaient cette neige, puisant dans les profondeurs de l’océan et cette eau glaciale quelques tonnes de cabillaud. <o:p></o:p>

      A chaque minute qui passe, le Canda, et plus particulièrement le Québec, se dévoile un peu plus à nous. Ses forêts, ces étendues enneigées, voilà les deux facettes qui tout là haut attisent encore un peu plus notre curiosité et notre imagination. <o:p></o:p>

      Encore quelques kilomètres et c’est la ville de Québec qui se dessine en contrebas. Aucun doute, nous avons quitté cette bonne vieille Europe comme en témoignent ces autocars jaunes de ramassage scolaire visibles à trois cents mètres et caractéristiques du continent Nord Américain. Ici, le clonage ne semble pas épargner les maisons. Tout du moins en ce qui concerne la banlieue de la ville avec ces rues rigoureusement tracées à l’équerre où circulent ces puissants véhicules tout terrain à consommation gargantuesque. Les hauts talus de neige sur le pas des maisons nous rassurent quant à l’enneigement. La piste elle-même où se pose notre avion semble saupoudrée de sucre glace. L’airbus n’en fera qu’une bouchée. <o:p></o:p>

      Une courte escale à Québec et nous nous envolons vers notre destination : la tentaculaire cité de Montréal où nous attend notre véhicule de location.<o:p></o:p>

      Ici au Québec commence tout juste l’après midi mais pour nous il se fait déjà bien tard.<o:p></o:p>

      Vingt huit petites minutes nous séparent de notre belle aventure au Canada….<o:p></o:p>

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                                                                          Ptitcruz."


    ...tête d'Amérindien scupltée dans la glace...



    ...bus scolaire typiquement nord américain...


      à suivre....


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